À l’université, de nombreux enseignants partagent le même constat. Les étudiants écoutent, prennent des notes, mais participent peu. La prise de parole est limitée. Les échanges entre pairs sont rares. Pourtant, les thématiques abordées, projet professionnel, orientation, insertion, posture professionnelle, compétences transversales, nécessitent de l’implication, de la réflexion personnelle et du dialogue.
La pédagogie ludique apporte une réponse concrète à ces enjeux, y compris dans des groupes de grande taille.
Contrairement aux idées reçues, les activités ludiques ne sont ni infantiles ni chronophages. Lorsqu’elles sont conçues pour être courtes et rapides, elles deviennent de véritables outils pédagogiques. Elles structurent la réflexion, facilitent l’expression et favorisent l’apprentissage actif. Elles permettent aux étudiants de passer d’une posture passive à une posture d’acteur de leur formation. Les neurosciences ont prouvé que les adultes mémorisaient les infos à 90% contre 10% pour ceux qui écoutent le prof parler….
Quel que soit le cours ou la matière, le jeu pédagogique crée un cadre sécurisant. Les étudiants osent davantage s’exprimer. Ils confrontent leurs idées. Ils découvrent des pistes qu’ils n’auraient pas envisagées seuls. Ils apprennent à écouter et à coopérer, compétences essentielles pour leur avenir professionnel.
En amphithéâtre, ces activités peuvent prendre des formes simples et efficaces. Des activités de présentation dynamique pour apprendre à se connaître rapidement. Des temps de réflexion individuelle suivis d’échanges en binômes ou en petits groupes. Des mises en commun structurées à l’échelle de l’amphi, sous forme de feedback. Ces formats sont parfaitement compatibles avec des groupes de quatre-vingt à cent étudiants, à condition d’être pensés pour ce contexte.
L’expérience montre que l’impact est immédiat. L’attention augmente. La participation progresse. Les étudiants s’approprient les contenus. Les notions deviennent concrètes et mémorisables. Le climat de travail s’améliore et la cohésion du groupe se renforce.
Intégrer des activités ludiques ne signifie pas renoncer à l’exigence académique. Bien au contraire. Cela permet de travailler des compétences transversales attendues à l’université et sur le marché du travail. Structurer une pensée. Argumenter. Se projeter. Analyser un parcours. Donner du sens aux apprentissages.
Aujourd’hui, de plus en plus d’établissements souhaitent faire évoluer leurs pratiques pédagogiques. Les enseignants ont un rôle clé dans cette transformation. En intégrant progressivement des activités ludiques sur des thématiques comme le projet professionnel, l’orientation ou la posture professionnelle, vous contribuez à une université plus engageante et plus efficace.
La pédagogie ludique n’est pas une méthode à part. C’est un levier. Un levier pour mobiliser les étudiants. Un levier pour enrichir vos enseignements. Un levier pour préparer les étudiants aux réalités professionnelles.
La question n’est plus de savoir si ces approches ont leur place à l’université. La question est de savoir comment les intégrer de manière structurée et adaptée à vos contraintes pédagogiques.
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